Cirrus

Ne pas exister
Rester absent
Juste une tonalité
Une empreinte dans le vent
Ne pas exister
Sauf comme souvenir lointain
Caché dans l’inconscient
Derrière les montagnes
Une trace un cirrus
De celui qui passa
Et détruisit son ombre
Ne pas exister
Laisser la place
Aux grands nombres
Au possible encore endormi
Et faire taire la douleur
L’impossibilité du souffle
Dans le concert du monde qui hurle
Après le bonheur ou juste un toit
Je n’ai plus d’idées
Je ne peux plus construire
Je ne veux pas construire
Mais laisser le vent bercer mes pensées
Et mon intuition s’enraciner enfin
Dans le substrat des siècles et des génération mortes.