Saint Suffisant
C’est écrit dessus
Se suffit à lui même
Gonfle ses bajoues
Son boyau précieux
S’offre l’importance
De ses ballonnements
Mais ce n’est que de l’air
Même pas sulfureux
L’air Suffisant
Auteur/autrice : StDudule
Ouaf !
Je ne serai pas
Je ne veux pas
Un de plus
Encore une occurence
La récurrence rance
Des bénédictions ancestrales
Mais sans copier Jacques
Je préfère plein d’espoir
Être suivant que suivi
Mes traces puent
L’indécision
La mollesse révolutionnaire
Des molosses qu’on met sous verre
Mangeurs de chats persans
Et de tapis afghans
Le désespéré
Toutes tes fibres
De la cuisse au mollet
Cordes tendues
Violon tordu
De rage et de peur
La démolition
Du rythme et du sens
Cours !
Agite ton archet !
Cours !
Joue ton pugilat
Épargne nous le silence
Et l’écho des orgies lointaines
Le plafond
Le plafond blanc
Gris
L’écaille de peinture
La fissure qui l’entaille
Le plafond gris
Noir
L’orage qui m’enferme
L’épiderme de mes jours
Le plafond
Je l’oublie
J’ai trouvé la porte
L’asticot à la moutarde
Je ne suis pas
Non
Ni poète
Ni rien
D’autre que la brèche
L’éboulement passager des convenances
Un bien élevé qui se fracasse
La caboche dans les pavés
Je ne suis pas
Non
Ni l’eau
Ni l’air
Juste une étincelle
À défaut d’un brasier
Papillon du désert
Acheter du pétrole
Du gaz dégoupillant
Et des chants de mines
La belle affaire !
Vendre des bateaux
Des zincs en ardoise
Bien sûr de guerre
La belle affaire !
Ce n’est guère raisonnable
De crier au loup
D’appeler la morale
À la rescousse
Ce n’est pas moderne
De penser à la vie avant les sous
Passez donc !
Trépassés
Dépassés
Où êtes vous restés ?
Entre les bras du gorille
Ou de l’orang-outan ?
J’ai vu le fantôme qui passait
Je n’ai pas pu le suivre
Je l’ai donc dépassé
Ce trépassé trébuchant
Je l’ai dépassée
Cette démarche du temps
Depuis longtemps passé
Où j’étais un enfant
Le siphon des pensées
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Peu de temps pour les autres
Moins d’une seconde pour le sympathique
Quand mes neurones s’emballent
Je suis un monstre statufié
Le gland
Mur de pierres
Façonnées
Maçonnées
Tes mains épaisses
Stoppent ma course
Mon élan de gland
Porté par le vent
Qui souffle aussi
Vers la dépression
Centrée là-bas
Où le canari n’est plus
Nigaud
Je me laisse pétrir
Dans cet attrape-nigaud
La ruche hypocrite
Qui bourdonne son mérite
Et je tourne trop rond
Pour tenter la sortie
Centrifuge et centripète
Le salut de l’artiste
L’attitude aux antipodes